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Il est important de savoir que chaque victime de harcèlement réagit à sa manière, c’est pourquoi le harcèlement scolaire est d’autant plus difficile à déceler.

Néanmoins, il existe une série de signes possibles à repérer chez un jeune victime de harcèlement :

  • Il craint de se rendre et/ou ne veut plus aller à l’école ;
  • Il présente des marques de coups ;
  • Son matériel est détérioré ;
  • Il est épuisé ;
  • Il présente des troubles tels que l’insomnie, l’anxiété, la boulimie, l’agressivité, le repli sur soi, etc. ;
  • Il est en échec scolaire ;
  • Il n’a plus confiance en lui ;
  • Il a mal au ventre lorsqu’on lui parle de l’école ;

D’autres indices peuvent alerter l’équipe pédagogique :

  • Une baisse des résultats ;
  • Des absences régulières ;
  • Des troubles du comportement comme la colère, l’isolement, etc. ;
  • Une attitude provocante et/ou visant à attirer l’attention ;

Quelles sont les conséquences du harcèlement scolaire ?

Une prise en charge concrète et rigoureuse est d’autant plus importante que les conséquences du harcèlement scolaire peuvent être graves. Les victimes de harcèlement peuvent subir les effets d’une telle souffrance durant plusieurs années. Parfois, les victimes ne parviennent jamais à surmonter le traumatisme du harcèlement scolaire.

Les conséquences, à l’instar des signes, sont diverses et variées. Elles peuvent être :

  • Des problèmes de santé tels que maux de ventre, migraine, etc. ;
  • Des problèmes de santé mentale comme la dépression, les troubles anxieux, etc. ;
  • Des comportements antisociaux ;
  • De la délinquance ;

Afin de lutter efficacement contre le harcèlement scolaire et d’en limiter les conséquences, il est crucial d’agir.

Comment agir face à une situation de harcèlement ?

Il n’est jamais facile d’agir lorsque l’on se trouve dans une telle situation. Qu’il s’agisse de soi, de son enfant, ou d’une personne à laquelle on tient, on souhaite toujours faire pour le mieux et la crainte de faire un faux pas est souvent présente.

La première chose à faire est d’en parler. Il est essentiel d’avertir l’établissement scolaire et de demander un rendez-vous avec l’équipe pédagogique. De cette manière, il sera possible de faire le point sur la situation vécue et d’envisager des pistes de solutions pour que cela cesse. Si rien ne change, il faut alors en référer aux dirigeants de l’établissement sans plus tarder.

Le deuxième moyen est de veiller à sensibiliser les jeunes. Il est important qu’ils sachent à qui s’adresser et que le dialogue est indispensable s’ils souhaitent agir contre le harcèlement. La sensibilisation permet aussi de démystifier certains sujets comme l’utilisation des réseaux sociaux.

La troisième piste est de donner aux jeunes victimes les moyens de trouver les ressources pour se défendre eux-mêmes. Par exemple, en les aidant à développer leur sens de la répartie ou en travaillant sur leur confiance en eux.

Une quatrième option est de développer un dispositif en tant qu’établissement choisissant de lutter contre le harcèlement en développant des espaces de parole, en communiquant auprès des élèves et des parents, en impliquant les jeunes dans un projet de médiation par les pairs, etc.

Pour terminer, il est également possible de recourir à certains numéros mis à disposition comme :

Assistance Écoles (0800/20 410, lu-ve de 8h30 à 17h) visant à informer, soutenir et accompagner les écoles ;

Écoles et Parents (0800/95 580, lu-ve de 9 à 13h) visant à informer les parents ;

Ecoute-Enfants (103, lu-di de 10h à 00h) ;

Centre prévention suicide (0800/32 123, lu-di 24h/24).

Que dit la loi ?

Selon l’article 442 bis du Code Pénal : « Quiconque aura harcelé une personne alors qu’il savait ou aurait dû savoir qu’il affecterait gravement par ce comportement la tranquillité de la personne visée, sera puni d’une peine d’emprisonnement de quinze jours à deux ans et d’une amende de cinquante [euros] à trois cents [euros], ou de l’une de ces peines seulement ».

Depuis novembre 2019, il existe une proposition de loi modifiant cet article, en vue de lutter contre le harcèlement groupé. Avec l’avènement des réseaux sociaux, le harcèlement groupé ou cyberharcèlement est devenu monnaie courante. Depuis chez eux, les auteurs peuvent participer au harcèlement par le biais d’un seul acte. Or, le délit de harcèlement nécessite une répétition d’actes répréhensibles par une même personne pour être sanctionné. C’est à cela que le projet de loi doit remédier en prévoyant que l’infraction de harcèlement sera également incriminée :

« 1° lorsque les faits sont imposés à une même victime par plusieurs personnes, de manière concertée ou à l’instigation de l’une d’elles, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ;

2° lorsque les faits sont imposés à une même victime, successivement, par plusieurs personnes qui, même en l’absence de concertation, savent ou auraient dû savoir que ces propos ou comportements caractérisent une répétition. » (Avocats.be, juillet 2020)

Autrement dit, l’individu qui participerait par le biais d’un seul agissement pourrait être poursuivi et il ne pourrait plus se disculper en prétextant qu’il ne savait pas.

Bien que le système juridique belge ne soit pas encore au point en cette matière, rappelons qu’en 2020, la Communauté française a été condamnée en tant que pouvoir organisateur et reconnue comme responsable de négligence à la suite d’une situation de harcèlement qui n’avait pas été correctement prise en charge.

 

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